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Voyage père-fille : trekking jusqu’au sommet du Kilimandjaro

Voyage père-fille : trekking jusqu’au sommet du Kilimandjaro

Avez-vous déjà rêvé de relever un défi et de vivre une expérience père-fille hors du commun? Vous pourriez considérer vous lancer dans l’aventure de gravir le Kilimandjaro, une montagne haute de 5 892 mètres située en Tanzanie.

Récit de mon expérience en Afrique avec ma fille

Me voici en 2001 au pied de la porte du soleil, j’admire à partir de ce point le magnifique Machu Picchu. Après quelques jours difficiles de marche, je réalise que je viens de découvrir une nouvelle passion : la randonnée en haute montagne. 

Dix-huit ans plus tard, après avoir usé mes bottes dans plusieurs pays, je rêve toujours de randonnées intéressantes. Le Kilimandjaro est la plus haute montagne d’Afrique. Cela représente un très beau défi et ce serait, si je réussissais, mon plus haut sommet à vie. La majorité de mes voyages ont été faits en groupe organisé, avec des inconnus. Ce serait bien différent cette fois-ci, car ma fille Kamylle, qui a vécu tous mes voyages jusqu’à là en photos, va se joindre à moi. Ma fille n’a que très peu d’expérience en randonnée et aucune expérience en altitude.

« C’est un voyage spécial père-fille dont nous rêvions depuis dix ans »

Le voyage de deux semaines comprend deux ascensions, le mont Meru (cinquième plus haut sommet d’Afrique, 4 563 mètres) et le Kilimandjaro.

Première ascension : le mont Meru

La première ascension sert à l’acclimatation, car il ne faut pas prendre les dangers liés à l’altitude à la légère. J’avais cru comprendre, à tort, que le mont Meru serait une gentille promenade. Après quelques jours de marche, nous attaquions finalement le sommet. Debout à l’aube, après avoir rapidement avalé un café et mangé du gruau (miam!), nous nous sommes finalement retrouvés sur le sentier. Le manque de sommeil, le froid, la noirceur, le terrain, le vent, l’altitude… wow que du plaisir!

Vous pouvez imaginer ma fierté de voir Kamylle réussir, dans de telles conditions, son premier haut sommet. J’avais marché deux fois dans l’Himalaya auparavant, le Meru restera à jamais comme une de mes randonnées les plus difficiles à vie.

Deuxième ascension : le Kilimandjaro

Nous sommes revenus à Arusha pour une nuit avant d’attaquer le Kili. Une longue douche bien chaude, lavage rapide de vêtements, un repas au chaud et enfin une nuit dans un lit, tout ce confort était bienvenu. Le moral était très bon et nous nous sentions prêts pour la suite.

Suite à notre entrée au parc, nous avons marché pendant trois jours, nous approchant à chaque petit pas de notre but. Le rythme était excellent, l’attitude du groupe très bonne malgré des journées de quinze kilomètres de marche. La dernière journée avant le sommet a été des plus éprouvantes par contre. Le dénivelé intense, la fatigue et les petits maux se faisaient sentir de plus en plus. Nous devions nous rendre jusqu’à 5 700 mètres d’altitude, à l’intérieur du cratère pour y passer la nuit. Lors de notre arrivée, le soleil a transformé notre tente en four et lorsque la lune l’a remplacé, la tente est devenue un congélateur! Ce n’est pas nécessaire, je crois, de vous dire que la nuit  a été courte et plutôt inconfortable. 

Sans appétit, épuisés mais excités, un dernier dénivelé de 150 mètres représentait le dernier défi. Cela a pris une heure trente pour franchir ces derniers mètres. « Polé, Polé » (lentement, lentement) disaient nos guides en nous faisant zigzaguer sur cette pente escarpée. 

Et puis au loin, nous avons commencé à apercevoir le soleil qui se levait timidement derrière le plus haut sommet de l’Afrique. Nous avons instantanément oublié tous les sacrifices que nous avions faits pour nous retrouver ici. Des accolades, des félicitations et des larmes furent partagées. 

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C’est exactement ici que mon voyage est devenu différent des autres. Partager avec ma fille tous ces moments difficiles, de la voir travailler fort pour y arriver, de vivre avec elle cette aventure extraordinaire, ce sentiment d’accomplissement père-fille restera ancré dans mon coeur pour toujours. Nous avons réussi ensemble un exploit qui il n’y a pas si longtemps semblait inaccessible! 

L’euphorie a rapidement rapidement laissé place à la réalité, car altitude oblige, après seulement trente minutes au sommet il fallait déjà commencer notre descente. Plusieurs heures de zigzags  plus tard, arrivés au dernier campement, le Kili loin derrière nous, mais près de nous pour toujours, nous réalisons l’ampleur de notre exploit et nous trinquons et chantons en son honneur.

En quittant la Tanzanie, des sentiments de joie, de fierté et de bonheur m’envahissent. Je pense déjà au prochain voyage, car après tout, avoir 50 ans ce n’est que le début de beaucoup d’autres aventures! Hakuna Matata!

Rêvez-vous de faire un voyage père-fille?

 

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